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Question : Comment un courtier en assurance à Genève ou en Suisse romande peut-il trouver des clients avec Facebook et Instagram, maintenant que le démarchage téléphonique à froid est interdit ?

Courtier en assurance à Genève : comment trouver des clients avec Facebook et Instagram sans démarchage téléphonique ?

La réponse courte

Depuis le 1er septembre 2024, un intermédiaire en assurance maladie n'a plus le droit d'appeler un inconnu, ni d'acheter des rendez-vous obtenus par un tel appel : c'est le client qui doit lever la main. Un courtier trouve donc ses clients sur Facebook et Instagram avec une publicité qui fait demander un rappel, par un formulaire qui garde la trace de cette demande, et en vendant le conseil complet (complémentaires, prévoyance, entreprise) plutôt que l'assurance de base seule, rémunérée 70 CHF au plus par assuré. On mesure les rendez-vous tenus et les contrats signés, pas les formulaires.

Par Marc Lamboley, fondateur d'ENORDMis à jour le

La réponse en une ligne

Depuis le 1er septembre 2024, en assurance maladie, ce n'est plus le courtier qui appelle : c'est le client qui lève la main. La publicité Facebook et Instagram sert à ça : faire demander un rappel, à la bonne période, par des gens qui ont une vraie question, et garder la preuve de cette demande. Elle vend le conseil complet, pas l'assurance de base seule, parce que la LAMal rapporte 70 CHF au plus par assuré.

Cette page donne les règles de 2024 traduites en réglages, le calcul de ce que peut coûter une demande, le calendrier de l'année, ce qui est propre à Genève et la checklist avant de lancer. Ce guide n'est pas un avis juridique.

QUI APPELLE QUI ? AVANT MAINTENANT APPEL Le courtier appelle un inconnu. LA PUBLICITÉ RAPPELEZ-MOI LE RENDEZ-VOUS Le client lève la main, le courtier rappelle. Assurance maladie : appel à froid interdit depuis le 1er septembre 2024. SOURCE : OFSP, ACCORD DE BRANCHE DÉCLARÉ OBLIGATOIRE

Ce qui a changé le 1er septembre 2024

Le 14 août 2024, le Conseil fédéral a adopté l'ordonnance sur la réglementation de l'activité des intermédiaires d'assurance. Elle rend obligatoires, pour tous les assureurs maladie et tous les intermédiaires, trois points de l'accord de branche que santésuisse et curafutura appliquaient jusque-là sur une base volontaire. À côté, la loi sur la surveillance des assurances (LSA), révisée au 1er janvier 2024, fixe les règles de tous les intermédiaires.

Règle Ce qu'elle dit Ce que ça change pour votre publicité
Démarchage à froid interdit (OFSP) Pas d'appel non sollicité et non annoncé à une personne qui n'est pas cliente, ou ne l'est plus depuis plus de 36 mois, et qui n'a pas été recommandée par une connaissance Il faut que la personne demande le contact : la publicité et le formulaire deviennent votre seule prospection hors réseau
Achat de leads couvert (rapport du DFI) L'interdiction vise aussi l'achat de rendez-vous de conseil obtenus par un démarchage téléphonique à froid Des demandes que vous générez vous-même, dont vous gardez la trace, valent mieux que des contacts achetés dont vous ignorez l'origine
Rémunération plafonnée (même rapport) 70 CHF au plus par assuré en LAMal ; seize primes mensuelles au plus par produit en complémentaire La publicité vend le conseil complet, pas la seule assurance de base (calcul plus bas)
Procès-verbal signé (même rapport) Chaque entretien de conseil donne lieu à un procès-verbal signé par l'intermédiaire et le client Le procès-verbal signé devient votre chiffre de mesure : un rendez-vous tenu, documenté
Registre FINMA (FINMA) Un intermédiaire non lié doit être inscrit au registre public pour exercer ; il informe le client de toutes ses rémunérations avant la conclusion du contrat (art. 45 et 45b LSA) « Inscrit au registre FINMA », vérifiable en ligne : un argument de confiance qu'un centre d'appels ne peut pas copier

Les infractions aux points déclarés obligatoires sont punies d'une amende de 100 000 CHF au plus, 20 000 CHF en cas de négligence, côté assurance de base (art. 54 LSAMal, cité par le DFI). Hors assurance maladie, l'appel à un numéro marqué d'une étoile dans l'annuaire reste interdit par la loi contre la concurrence déloyale (art. 3 al. 1 let. u) : la publicité où le client lève la main est aussi la voie la plus sûre pour l'assurance ménage, la RC ou la prévoyance.

Le formulaire, c'est votre preuve

Un contact « sollicité » se prouve. Le formulaire Meta (ou la page de votre site) fait trois choses, et elles comptent autant que l'annonce :

  1. Une case de rappel explicite, non cochée d'avance : « Je demande à être rappelé par [nom du cabinet] au sujet de mon assurance ». Le nom du cabinet est écrit, pas « un partenaire ».
  2. La trace gardée : date, heure, publicité d'origine et texte de la case, rangés avec la fiche du contact dans votre CRM. Si quelqu'un se plaint d'un appel, vous montrez la demande.
  3. Un tri en deux questions : ce qui motive la demande (prime trop chère, nouvel arrivant, famille qui s'agrandit, entreprise) et le moment de rappel souhaité. On rappelle avec le bon sujet, au bon moment.

Puis on rappelle vite : une personne qui compare ses primes en novembre a souvent laissé ses coordonnées à deux ou trois endroits. Le délai et les messages types sont sur répondre à un prospect en 5 minutes. Et si vous voulez écrire à ces contacts plus tard (une lettre d'information sur les primes de l'année suivante, par exemple), l'accord se demande à part, selon les trois réglages décrits sur collecter des adresses newsletter avec Facebook et Instagram.

Le calcul : ce que peut coûter une demande

CE QUE PEUT RAPPORTER UN CONTRAT ASSURANCE DE BASE (LAMAL) 70 CHF au plus, par assuré. COMPLÉMENTAIRE (LCA) Jusqu'à 16 primes mensuelles, par produit souscrit. SOURCE : DFI, RAPPORT EXPLICATIF DU 14/08/2024

Le plafond de la LAMal change la façon de faire de la publicité. Une demande qui ne porte que sur l'assurance de base ne peut pas coûter cher : même si chaque demande devenait un contrat, elle ne rapporterait au plus que 70 CHF par assuré. Ce qui finance la publicité, c'est le conseil complet.

Les chiffres ci-dessous sont des hypothèses de calcul, à remplacer par les vôtres :

Demande Ce que peut rapporter un contrat Part des demandes qui signent (hypothèse) Plafond par demande
LAMal seule, une personne 70 CHF au plus 1 sur 4 17,50 CHF, avant votre temps de conseil : ne pas en faire une publicité à part
Famille, base et complémentaire hospitalisation Rémunération de la complémentaire, par exemple 600 CHF pour le foyer 1 sur 5 120 CHF
Prévoyance ou entreprise (assurances de choses, collaborateurs) Selon vos contrats, souvent plus et sur plusieurs années À mesurer À calculer depuis votre propre historique

La seconde ligne n'est pas un montant du marché : c'est un exemple, bien en dessous du plafond de seize primes mensuelles. Ce qui compte, c'est la méthode. Partez de ce que vous rapporte un client sur plusieurs années, divisez par le nombre de demandes qu'il vous faut pour le signer, et vous avez le prix maximum d'une demande. Le plafond n'est pas l'objectif, c'est la limite : on vise bien en dessous. La méthode à l'envers, appliquée au budget mensuel, est sur budget publicitaire Meta pour une PME à Genève.

La même logique vaut pour les plateformes qui vendent des contacts : on compare le coût par client signé, pas le prix du contact. Le raisonnement est détaillé, pour les artisans, sur plateforme de demandes de devis ou publicité en propre.

Le calendrier : octobre et novembre, puis le reste de l'année

L'ANNÉE D'UN COURTIER EN PUBLICITÉ JFMAMJJASOND Fin septembre : primes connues. Octobre, novembre : on compare. Changement de base jusqu'à fin novembre. Le reste de l'année : complémentaires, prévoyance, entreprises, nouveaux arrivants. SOURCE : OFSP, COMMUNIQUÉ DU 29/09/2026

Le 29 septembre 2026, l'OFSP a annoncé une prime mensuelle moyenne de 412 CHF pour 2027, soit +5,0 %. Les assureurs informent les assurés d'ici fin octobre, et chacun peut changer d'assurance de base ou de modèle jusqu'à fin novembre. C'est la période où la question « est-ce que je paie trop ? » se pose dans tous les foyers.

Période Ce que cherche le public Ce que propose la publicité
Fin septembre à fin novembre Comparer sa prime avant la date limite Une vérification de la situation du foyer, base et complémentaires, avec un rappel à l'heure choisie
Décembre à février Les nouvelles primes arrivent sur les factures Un bilan des complémentaires et de la franchise pour l'année suivante, sans urgence
Toute l'année Arriver à Genève, s'installer, avoir un enfant Un rendez-vous « nouvel arrivant » ou « famille » qui fait le tour des assurances obligatoires et utiles
Toute l'année Une PME qui grandit ou qui change d'assureur Un diagnostic des contrats de l'entreprise (choses, RC, collaborateurs)

Deux règles. La campagne d'automne se prépare en septembre : annonces, formulaire et agenda prêts avant la publication des primes, pas après. Elle s'arrête quand l'agenda est plein : payer pour des demandes qu'on rappellera dans dix jours, après la date limite, c'est fabriquer des déçus.

Ce qui est propre à Genève

Genève a deux publics que les courtiers d'autres cantons voient peu :

  • Les frontaliers et leur droit d'option. Une personne qui habite en France et commence à travailler à Genève a trois mois pour choisir entre l'assurance maladie suisse et le système français ; sans choix communiqué dans ce délai, elle est assurée d'office en Suisse (FAQ du service de l'assurance maladie de Genève). Le canton comptait 114 681 frontaliers au premier trimestre 2025 (OCSTAT). Une publicité diffusée en France voisine, qui parle de ce délai de trois mois, touche des gens qui ont une décision à prendre maintenant.
  • Une population internationale. Fin 2025, 41,7 % des habitants du canton sont étrangers, et 20 347 fonctionnaires internationaux et leur famille y vivent (OCSTAT, Mémento statistique 2026). Une partie de ce public a un régime d'assurance particulier : la publicité en anglais ne promet rien, elle propose de faire le point sur sa situation.

Les autres particularités du marché genevois (taille du canton, zone de diffusion, langues) sont sur notre page agence Meta Ads à Genève.

La catégorie spéciale de Meta

Aux États-Unis, Meta range l'assurance dans la catégorie spéciale « produits et services financiers » depuis le 14 janvier 2025, ce qui restreint le ciblage. Pour l'Europe, sa documentation pour les développeurs ne vise que les offres de crédit. En pratique : une annonce qui parle d'un crédit ou d'un financement (hypothèque, leasing) se déclare en catégorie spéciale et se met dans une campagne à part ; pour l'assurance seule, on vérifie au moment de créer la campagne, parce que Meta change ses règles sans préavis.

Ce qu'on mesure

Un courtier ne juge pas sa publicité sur le nombre de formulaires. Quatre chiffres suffisent :

  1. Demandes avec la case de rappel, par publicité.
  2. Rendez-vous tenus, c'est-à-dire des procès-verbaux de conseil signés.
  3. Contrats signés, par produit (base, complémentaire, prévoyance, entreprise).
  4. Coût par client signé, comparé au plafond calculé plus haut.

Chaque contrat signé est rattaché à la publicité qui l'a amené, dans votre CRM, puis renvoyé à Meta (avec le consentement du visiteur) pour que la machine apprenne qui signe vraiment. Le montage est sur pixel Meta et suivi jusqu'au client signé. Pour les contrats d'entreprise, le canal et l'offre d'entrée changent : voir acquisition B2B à Genève.

Avant de lancer : la checklist en 7 points

  • [ ] Plus aucun appel à froid ni aucun contact acheté dont vous ne connaissez pas l'origine.
  • [ ] Un formulaire avec une case de rappel non cochée d'avance, au nom du cabinet.
  • [ ] La date, l'heure et la publicité d'origine gardées avec chaque contact.
  • [ ] Une publicité pour le conseil complet, pas pour la seule assurance de base.
  • [ ] La campagne d'automne prête en septembre, coupée quand l'agenda est plein.
  • [ ] Le statut (lié ou non lié, inscrit au registre FINMA) écrit sur la page.
  • [ ] Les procès-verbaux signés et les contrats rattachés à la publicité qui les a amenés.

Comment ENORD s'en occupe

Chez ENORD, on commence par vos chiffres : ce que vous rapporte un client sur plusieurs années, combien de rendez-vous il faut pour signer, ce que vous vendez en dehors de l'automne. La mesure et la trace des demandes sont posées avant la première publicité. La méthode qui porte notre nom :

  1. E, Explorer. Votre offre, votre cible, vos chiffres. Le tracking est posé avant la première publicité.
  2. N, Nourrir. L'IA produit des dizaines d'angles, de créas et de pages. C'est le volume de test.
  3. O, s'Obstiner. Tester, couper, relancer, chaque semaine, jusqu'à ce que ça marche.
  4. R, Rentabiliser. On garde ce qui rapporte. Chaque franc est suivi jusqu'au client signé.
  5. D, Démultiplier. Le budget va sur ce qui marche, puis on automatise les réponses et les relances.

Le prix est fixe et public : 2 000 CHF HT par mois, hors budget média. Si l'objectif fixé ensemble n'est pas atteint, il n'y a pas de facture : le détail est sur la page agence payée au résultat.

Quelles preuves ?

  • Plus de 500 entreprises accompagnées depuis 2015.
  • Plus de 74 millions de francs de chiffre d'affaires générés pour nos clients.
  • Note Google : 4,9/5 sur 41 avis (fiche d'Évian).

ENORD est installée Grand-Rue 5, 1204 Genève, et accompagne des PME de Genève, de toute la Suisse romande et de la France voisine.

Parler de votre cabinet avec Marc Lamboley

Marc Lamboley, fondateur d'ENORD, regarde avec vous votre calendrier, votre formulaire et ce que vaut un client chez vous. Un échange rapide de 15 minutes : https://admin.enord.ch/rdv/marc/echange-rapide-15min.

Questions fréquentes

Un courtier peut-il encore appeler des prospects en assurance maladie ?

Pas à froid. Depuis le 1er septembre 2024, l'accord de branche des assureurs maladie, déclaré obligatoire par le Conseil fédéral le 14 août 2024, interdit l'appel non sollicité et non annoncé à une personne qui n'est pas cliente (ou ne l'est plus depuis plus de 36 mois) et qui n'a pas été recommandée par une connaissance. Rappeler quelqu'un qui l'a demandé, un client actuel ou une personne recommandée reste possible, d'après l'OFSP.

Peut-on acheter des leads d'assurance maladie à un centre d'appels ?

Pas s'ils viennent d'appels à froid. Le rapport explicatif du DFI du 14 août 2024 précise que l'interdiction couvre aussi l'achat de rendez-vous de conseil obtenus par un démarchage téléphonique à froid. Avant d'acheter des contacts, demandez par écrit comment chacun a été obtenu, et préférez des demandes que vous générez vous-même, dont vous gardez la trace.

Combien un courtier touche-t-il sur un contrat d'assurance maladie ?

Au plus 70 CHF par assuré dans l'assurance de base (LAMal), et au plus seize primes mensuelles par produit dans l'assurance complémentaire, selon l'accord de branche du 22 mars 2024 cité par le DFI. Ce sont des plafonds, pas des montants garantis. Conséquence pour la publicité : une demande qui ne porte que sur la LAMal ne peut presque rien coûter ; on fait de la publicité pour le conseil complet.

Quand faire de la publicité quand on est courtier en assurance ?

Le gros de la demande en assurance maladie arrive en octobre et en novembre : les primes de l'année suivante sont publiées fin septembre (l'OFSP a annoncé le 29 septembre 2026 une prime moyenne de 412 CHF pour 2027, +5,0 %), les assureurs informent les assurés d'ici fin octobre, et on peut changer d'assurance de base jusqu'à fin novembre. Le reste de l'année se travaille sur les complémentaires, la prévoyance, les entreprises et les nouveaux arrivants.

Que doit afficher un courtier dans sa publicité ?

Qui il est, et s'il est lié ou non lié. Un courtier non lié doit être inscrit au registre public de la FINMA pour exercer (art. 41 et 44 LSA), et il doit informer ses clients, avant la conclusion du contrat, de toutes les rémunérations qu'il reçoit (art. 45 et 45b LSA). Écrire « inscrit au registre FINMA » dans la publicité et sur la page est un argument vérifiable, à condition que ce soit vrai.

La catégorie spéciale de Meta s'applique-t-elle à l'assurance en Suisse ?

Aux États-Unis, Meta range l'assurance dans la catégorie spéciale « produits et services financiers » depuis le 14 janvier 2025. Pour l'Europe, sa documentation pour les développeurs ne vise que les offres de crédit. Une publicité qui parle d'un crédit ou d'un financement se déclare donc en catégorie spéciale ; pour l'assurance seule, vérifiez au moment de créer la campagne, Meta change ses règles sans préavis.