Réserver un appel (15min)

Question : Comment un courtier ou une agence immobilière à Genève peut-il trouver des mandats de vente avec la publicité Facebook et Instagram ?

Courtier immobilier à Genève : comment trouver des mandats de vente avec Facebook et Instagram ?

La réponse courte

Pour trouver des mandats de vente à Genève avec Facebook et Instagram, on ne fait pas la publicité d'un bien (elle attire des acheteurs) : on parle aux propriétaires qui vendent dans les douze mois, avec une offre d'entrée claire (une estimation, une méthode de vente) et une page qui trie les curieux. Le canton n'a enregistré que 2 964 transactions immobilières en 2024 (OCSTAT) : l'annonce doit donc qualifier elle-même, et la campagne doit fonctionner dans les limites de la catégorie Logement de Meta (pas de choix d'âge, rayon d'au moins 15 km, pas de codes postaux).

Par Marc Lamboley, fondateur d'ENORDMis à jour le

La réponse en une ligne

Un mandat de vente ne vient pas de la publicité d'un bien, il vient d'une annonce qui parle aux propriétaires qui vendent bientôt. À Genève, le marché est petit (2 964 transactions immobilières en 2024 pour tout le canton) et les règles de Meta retirent une partie du ciblage : c'est donc l'annonce et la page qui trient, pas les réglages. On mesure le coût par rendez-vous d'estimation, puis par mandat signé.

Cette page s'adresse aux courtiers indépendants et aux agences immobilières de Genève qui veulent des mandats de vente en plus de leur réseau et des recommandations. Elle donne les chiffres du marché, la différence entre une annonce « acheteurs » et une annonce « vendeurs », les limites de la catégorie Logement de Meta et 7 réglages à vérifier avant de lancer.

IMMOBILIER À GENÈVE · 2024 2 964 transactions dans tout le canton, le total le plus faible depuis 2019. ≈ 57 ventes par semaine : l'annonce doit trouver les rares vendeurs. 2,190 M CHF, prix médian d'une maison : un mandat vaut cher. SOURCE : OCSTAT, INFORMATIONS STATISTIQUES N° 11, NOV. 2025

Le marché genevois en chiffres : peu de vendeurs, des mandats qui valent cher

L'Office cantonal de la statistique publie chaque année toutes les ventes inscrites au registre foncier (OCSTAT, Informations statistiques n° 11, novembre 2025). Les résultats 2024 disent trois choses utiles pour la publicité :

Le chiffre 2024 (OCSTAT) Ce qu'il dit Ce que ça change dans la campagne
2 964 transactions dans le canton (- 504 sur un an), le total le plus faible depuis 2019 Environ 57 ventes par semaine, toutes catégories, pour 530 246 habitants La plupart des gens qui voient votre annonce ne vendent pas cette année : l'annonce doit appeler les vendeurs par leur projet, et la page doit trier
1 423 appartements en PPE vendus ; maison individuelle à 2,190 millions de prix médian (+ 2,4 %) Un mandat vaut des dizaines de milliers de francs de commission Le coût d'un rendez-vous d'estimation peut être élevé et rester très rentable
53 % de la valeur vendue l'est par des particuliers, dont 44 % par des particuliers suisses Le vendeur type est un propriétaire privé, pas un promoteur On lui parle de son projet (vendre au bon prix, dans un délai, sans visites inutiles), pas de « l'immobilier » en général

Les écarts sont énormes d'une commune à l'autre : le prix médian d'une maison vendue en 2024 atteint 6,200 millions à Cologny, contre 1,595 million dans les communes de l'ouest du canton (Champagne et Mandement). Une même annonce ne parle pas au propriétaire d'une villa à Cologny et à celui d'un appartement en PPE à Onex : on teste des messages par type de bien, pas une seule annonce pour tout le canton.

Annonce « acheteurs » ou annonce « vendeurs » : deux métiers différents

La publicité immobilière la plus fréquente sur Facebook montre un bien à vendre. Elle attire des acheteurs, ce qui aide à vendre ce bien, mais n'apporte presque jamais de nouveau mandat. Or le revenu d'un courtier vient du mandat. Les deux campagnes n'ont ni la même cible, ni la même offre, ni le même indicateur :

DEUX ANNONCES, DEUX MÉTIERS ACHETEURS comme sur les portails On montre un bien : il trouve preneur, mais aucun nouveau mandat n'arrive. 12 MOIS ? VENDEURS puis des mandats SCHÉMA DE PRINCIPE
Annonce « acheteurs » Annonce « vendeurs »
Ce qu'on montre Un bien : photos, surface, prix Le courtier, sa méthode, une vente récente du quartier
L'offre Visiter le bien Une estimation, un rendez-vous, une méthode de vente
Qui répond Des acheteurs, souvent déjà sur les portails Des propriétaires, dont une partie vend dans l'année
L'indicateur Visites, offres sur le bien Rendez-vous d'estimation, puis mandats signés
Le concurrent Les portails immobiliers Les autres courtiers du quartier, et le bouche-à-oreille

Pour un courtier, la question n'est donc pas « faut-il mettre mes biens sur Facebook ? » mais « comment parler aux propriétaires avant qu'ils appellent quelqu'un d'autre ? ». C'est le même raisonnement qu'un artisan face aux plateformes de demandes de devis : on compare le coût d'un client signé, canal par canal (plateforme de devis ou publicité en propre).

La catégorie Logement de Meta : ce qu'elle retire, et comment faire sans

Depuis le 7 décembre 2021, Meta impose une catégorie publicitaire spéciale aux annonces liées au logement qui touchent l'Europe (documentation Meta for Developers). Sa définition couvre les annonces de biens à vendre ou à louer, mais aussi les services d'estimation (Jon Loomer, mis à jour le 01/03/2025) : une offre « estimation de votre bien » en fait partie. La documentation parle de « l'Europe » sans publier la liste des pays : le plus sûr est de construire la campagne comme si la catégorie s'appliquait à la Suisse. Si elle ne s'applique pas à votre compte, la campagne n'y perd rien.

Le réglage habituel Dans la catégorie Logement (Europe) Ce qu'on fait à la place
Choisir l'âge (par exemple 45 ans et plus) Âge fixé de 18 à 65 ans et plus L'annonce parle d'un projet de propriétaire : les autres passent
Choisir le genre Tous les genres Rien à compenser
Rayon court autour d'un quartier Rayon d'au moins 15 km 15 km autour du centre de Genève couvrent la plupart du canton et débordent sur la France voisine : la page demande la commune du bien
Codes postaux Non disponibles Le message nomme le quartier ou le type de bien (« votre appartement aux Eaux-Vives »)
Audiences similaires Non disponibles Une audience large, et des créas qui trient
Exclusions de ciblage détaillé Non disponibles Exclure par le texte : « propriétaires uniquement », « vente d'ici 12 mois »

En clair, la publicité vise large et ce sont l'annonce et la page qui trient. Cela vaut aussi pour la partie française du rayon : un formulaire qui demande la commune du bien écarte en une question les demandes hors canton, sans jamais les payer en rendez-vous.

Le piège de l'estimation gratuite : beaucoup de curieux, peu de vendeurs

« Combien vaut votre maison ? » est l'accroche la plus copiée du métier, et la plus trompeuse. Tout propriétaire aime connaître la valeur de son bien. Le formulaire se remplit vite, le coût par demande paraît excellent, et le courtier passe ses semaines à rappeler des gens qui ne vendront pas avant des années.

CE QUE L'ACCROCHE FAIT ENTRER « Combien vaut votre maison ? » Beaucoup de demandes, surtout des curieux. « Vous vendez d'ici 12 mois ? » Moins de demandes, davantage de vendeurs. UN VENDEUR UN CURIEUX SCHÉMA DE PRINCIPE, SANS ÉCHELLE

Sur une campagne que nous avons menée pour un agent immobilier de Suisse romande, la leçon a été la même : les annonces « curiosité » (prix au mètre carré, valeur de la maison) remplissaient le formulaire, les annonces qui nommaient le projet de vente apportaient les demandes sérieuses. Trois corrections, dans cet ordre, sans ajouter de question au formulaire au début :

  1. L'accroche nomme le projet et le délai : « Vous vendez à Genève d'ici 12 mois ? », plutôt que « Combien vaut votre bien ? ».
  2. L'offre promet une vente, pas un chiffre : « la méthode pour vendre au bon prix », « une estimation argumentée sur les ventes réelles du quartier ».
  3. Le formulaire demande une relecture avant l'envoi : Meta propose un type de formulaire « intention plus forte » qui ajoute un écran de confirmation. Il peut coûter un peu plus par demande, mais il retire les clics distraits.

Et les curieux ne sont pas perdus : ce sont les vendeurs de dans deux ans. On les garde dans une liste, avec leur consentement, et on leur envoie de temps en temps un contenu utile (prix du quartier, conseils de vente). Le montage d'une liste est détaillé sur collecter des adresses avec Facebook et Instagram.

Le tunnel complet, de l'annonce au mandat signé

Une demande d'estimation est la demande la plus chère du métier : le propriétaire peut contacter plusieurs agences le même jour. Le tunnel tient en cinq pièces, chacune avec son indicateur :

Pièce Ce qu'elle fait L'indicateur
L'annonce vendeur Nomme le projet, le quartier ou le type de bien, montre le courtier Coût par demande
Le formulaire ou la page Demande la commune du bien, le type, le délai de vente Part de vendeurs à moins de 12 mois
La réponse immédiate Message automatique dans la minute, appel du courtier dans l'heure Délai de réponse
Le rendez-vous d'estimation Sur place, avec les ventes réelles du quartier Coût par rendez-vous
Le mandat Signé, puis rattaché à la publicité qui l'a apporté Coût par mandat signé

La réponse rapide compte autant que la publicité : voir répondre à un prospect en 5 minutes. Et pour savoir quelle annonce a vraiment apporté un mandat, et pas seulement un formulaire, le suivi va jusqu'au client signé : voir pixel Meta et suivi jusqu'au client signé. Le schéma général est expliqué sur la page tunnel de vente.

Combien investir : le calcul à l'envers depuis la commission

Il n'y a pas de budget « normal » pour un courtier, il y a la valeur d'un mandat. Faites le calcul avec votre propre taux de commission : sur une maison vendue au prix médian genevois de 2,190 millions de francs (OCSTAT 2024), chaque point de commission vaut environ 21 900 CHF. Sur un appartement de 100 m² non neuf au prix médian de 10 853 CHF le mètre carré, un point vaut environ 10 850 CHF.

Deux conséquences. D'abord, un seul mandat signé peut payer plusieurs mois de publicité et d'accompagnement : le bon indicateur est le coût par mandat, pas le coût par formulaire. Ensuite, le cycle est long : une demande d'aujourd'hui peut devenir un mandat dans six mois. On juge donc une campagne sur plusieurs mois, en suivant les rendez-vous d'estimation chaque semaine. La méthode pour fixer le budget de départ est sur budget publicitaire Meta pour une PME à Genève.

Les 7 réglages à vérifier avant de lancer

  • [ ] La campagne parle aux vendeurs, pas aux acheteurs : aucune annonce de bien dans cette campagne.
  • [ ] Elle fonctionne dans les limites de la catégorie Logement : âge et genre ouverts, rayon d'au moins 15 km, pas de codes postaux.
  • [ ] L'accroche nomme le projet et le délai (« vous vendez d'ici 12 mois ? »), pas seulement la valeur du bien.
  • [ ] Le formulaire demande la commune du bien, le type de bien et le délai de vente, avec un écran de relecture.
  • [ ] Une réponse automatique part dans la minute, et le courtier rappelle dans l'heure.
  • [ ] Chaque rendez-vous d'estimation et chaque mandat est rattaché à l'annonce qui l'a apporté.
  • [ ] Les propriétaires sans projet immédiat entrent dans une liste, avec leur consentement, pour être recontactés.

Comment ENORD s'y prend

On fixe avec vous un objectif en rendez-vous d'estimation, puis on teste plusieurs annonces « vendeurs » chaque semaine, par type de bien et par commune, et on garde celles qui apportent des vendeurs, pas seulement des formulaires. La méthode qui porte notre nom :

  1. E, Explorer. Votre offre, votre cible, vos chiffres. Le tracking est posé avant la première publicité.
  2. N, Nourrir. L'IA produit des dizaines d'angles, de créas et de pages. C'est le volume de test.
  3. O, s'Obstiner. Tester, couper, relancer, chaque semaine, jusqu'à ce que ça marche.
  4. R, Rentabiliser. On garde ce qui rapporte. Chaque franc est suivi jusqu'au client signé.
  5. D, Démultiplier. Le budget va sur ce qui marche, puis on automatise les réponses et les relances.

Le prix est fixe et public : 2 000 CHF HT par mois, hors budget média. Si l'objectif fixé ensemble n'est pas atteint, il n'y a pas de facture : voir agence payée au résultat.

Quelles preuves ?

  • Plus de 500 entreprises accompagnées depuis 2015.
  • Plus de 74 millions de francs de chiffre d'affaires générés pour nos clients.
  • Note Google : 4,9/5 sur 41 avis (fiche d'Évian).

ENORD est installée Grand-Rue 5, 1204 Genève, et accompagne des PME de Genève, de toute la Suisse romande et de la France voisine : voir aussi agence Meta Ads à Genève.

Parler de vos mandats avec Marc Lamboley

Marc Lamboley, fondateur d'ENORD, regarde avec vous vos types de biens, vos communes et la valeur d'un mandat, et vous dit ce qu'une campagne « vendeurs » coûterait pour décrocher des rendez-vous d'estimation. Un échange rapide de 15 minutes : https://admin.enord.ch/rdv/marc/echange-rapide-15min.

Questions fréquentes

Une publicité Facebook peut-elle vraiment apporter des mandats de vente à un courtier genevois ?

Oui, à condition de parler aux vendeurs et pas aux acheteurs. L'annonce d'un bien à vendre attire des acheteurs, ce que les portails font déjà. Le mandat vient d'une annonce qui s'adresse aux propriétaires qui vendent dans les douze mois, avec une offre d'entrée (estimation, méthode de vente) et une page qui demande l'adresse du bien et le délai de vente avant tout rendez-vous.

Faut-il déclarer la catégorie Logement de Meta pour une publicité immobilière en Suisse ?

Meta impose la catégorie spéciale Logement aux publicités qui touchent l'Europe depuis le 7 décembre 2021, et sa définition couvre les annonces de biens à vendre ou à louer comme les services d'estimation. Sa documentation ne publie pas la liste des pays européens concernés : partez du principe qu'elle s'applique, et construisez une campagne qui marche sans choix d'âge, sans codes postaux et avec un rayon d'au moins 15 km.

Pourquoi « estimation gratuite » attire-t-il surtout des curieux ?

Parce que tout propriétaire aime connaître la valeur de son bien, même sans projet de vente. Une annonce « combien vaut votre maison ? » remplit le formulaire de gens qui ne vendront pas avant des années. Une annonce qui nomme le projet (« vous vendez d'ici 12 mois ? ») apporte moins de demandes, mais davantage de vendeurs. On mesure donc le coût par rendez-vous d'estimation, pas le coût par formulaire.

Quel budget publicitaire prévoir pour un courtier immobilier à Genève ?

On le calcule à l'envers depuis la valeur d'un mandat. À Genève, une maison s'est vendue 2,190 millions de francs en prix médian en 2024 (OCSTAT) : chaque point de commission vaut donc environ 21 900 CHF. Un seul mandat signé paie plusieurs mois de publicité ; le budget de départ doit surtout permettre de tester plusieurs annonces chaque semaine, comme pour toute PME.

Que faire des propriétaires qui vendront dans deux ou trois ans ?

Les garder. Un propriétaire qui demande une estimation sans projet immédiat est un vendeur de plus tard : on lui envoie un premier contenu utile (la méthode de vente, les prix du quartier), puis on le recontacte à intervalles réguliers, avec son consentement. Le mandat se signe souvent des mois après la première demande.

Combien de temps pour répondre à une demande d'estimation ?

Dans les minutes qui suivent, et au plus tard dans l'heure. Un propriétaire qui remplit un formulaire peut contacter plusieurs agences le même jour : le premier qui rappelle a l'avantage. Une réponse automatique immédiate, puis un appel du courtier, évite de perdre la demande la plus chère du tunnel.